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08.06.2005

Prêt-à-penser : Sin City

On le sait pour briller dans la société de conversation, lorsqu'on parle d'une oeuvre, il faut s'inscrire dans un schéma dialectique simple afin que votre interlocuteur s'y retrouve même s'il est débile. Si vous parlez des Choristes opposez nostalgie et pétainisme. Si vous parlez de Pollux opposez images de synthése et manipulation de marionnettes. Faites un choix clairement identifié dans ce mode bipolaire et acharnez-vous à casser du sucre sur le choix que vous réprouvez, par exemple : le pétainisme en image de synthèse, c'est mal. Balancez deux trois vannes bien sentie, sur ce sujet et vous brillerez à peu de frais et sans faire une dépense excessive de neurones. En plus, vous trouverez du boulot aus Inrocks.
Sin City est le terrain d'enjeux critiques stupides du genre adaptation littérale contre libre adaptation, violence stylisée et donc distanciée contre violence complaisante et donc malsaine, Rodriguez faiseur maladroit ou auteur couillu, etc...
Franchement, on s'en tape. L'adaptation cinématographique ou autre ne souffre d'autre règle que de réaliser une oeuvre de qualité quels qu'en soient les moyens ou les méthodes. Et franchement Sin City offre du jamais vu visuellement, une vraie claque graphique, un bon panard à base de contraste qui pète, de filles sexy, de "héros" jusqu'au boutistes. Marv est un personnage fort midable un burlesque gore increvable, Gail est impeccable et le traitement de la violence est complètement nouveau avec une sorte de regard dépassionné que j'ai encore du mal à analyser, je n'ai vu le film qu'une fois. En gros, du vrai hard-boiled avec une petite caution fuck-off qui réunit tout de même trois franc-tireurs de l'industrie le vilain petit canard Rodriguez et les deux tigres à dents de sabre Miller et Tarantino auxquels s'adjoint le casting de l'année, entre has-been merveilleux-Rourke, valeurs sûres-Benicio, et débutantes pleines de rages-toutes les gonzesses. Du beau, du dur et du tatoué...
Une réserve minime sur le rythme et le scénar, mais c'est pour garder des potes chez les intellos de gauche...

13:55 Publié dans Prêt à penser | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires

Et Jessica Alba, tu la trouves comment ?
Et ta femme, tu ne lui parles plus que par blog interposé ?
En tous cas, on aime toujours autant te lire.
Et on vous aime très vite.

Ecrit par : les népalais | 09.06.2005

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