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09.06.2005
Prêt-à-penser : Le Jour d'Aprés
Allons-y franchement, Independance Day est un film majeur.
Qui se souvient des scénes de paniques new-yorkaises lors des attentats du 11 Septembre ne peut qu'avec inquiétude se dire que finalement sous des couverts scénaristiques plutôt bofs-enfoiré d'aliens- un visionnaire émerge, qu'il y a quelque chose de prophétique dans ses films et qu'il rejoint par là le rang des grands réalisateurs de l'apocalypse que sont Cameron, Romero et dans une moindre mesure Carpenter.
Sauf qu'il parait qu'Independance Day était un film nationaliste?! Pour tout dire Emmerich étant allemand, on se demandait même si le film n'était pas nazi. D'ailleurs à la fin, Emmerich brûlait un juif avec un rayon de la mort. Bon, au moins on croyait découvrir un grand réal, mais non aprés Emmerich faisait un Godzilla ricain minable.
Et bien Le jour d'aprés est une bombe ultime, virés les aliens, c'est le changement climatique qui s'y colle et il tabasse grave. Tout l'hémisphère nord entre en pleine glaciation pendant une tempête cataclysmique suite à nos excés de pollution.
On passe de la s-f au réalisme et pourtant, il y a une vraie surenchère. Dans Independance Day Emmerich détruisait la Maison Blanche, dans Le jour d'aprés il nique la Statue de la Liberté, dans Independance Day il tuait la femme du president, dans Le jour d'aprés il tue carrément le président lui-même, et le gouvernement des Etats-Unis se retrouvre exilé au Mexique... Yeah!!!!
On a déja parlé des plans montrant des centaines de migrants amerloques traversant le Rio Bravo et ben oui, c'est formidable, il semblerait qu'Emmerich soit de gauche et qu'en plus il fait des films mortels.
Emmerich est le meilleur metteur en scène de l'échelle au sens mathématique et géographique du terme, il ne cesse d'opposer dans des plans à tomber par terre l'homme, petit et un peu con, et le monde, immense et terrible et aussi, quand même, vachement beau. Usant de micro-travellings ou de mini-zooms arrières pour faire apparaître dans un coin du cosmos et de l'écran une silhouettte minuscule perdue, une humanité décentrée, hors -sujet, ridicule, ne servant que d'indicateur à l'immensité du monde. Et à chaque fois les plans sont beaux à couper le souffle.
La nouveauté scénaristique? Là oû le salut se trouve habituellement du coté des techniciens et des scientifiques, il n'y a pas dans ce film de salut, à la fin des millions de connards sont congelés et la moitié de la planète est une banquise. L'amérique peut niquer des aliens mais pas le monde.
Une jolie leçon de chose.
Depuis, je pète moins pour protéger la couche d'ozone.
18:55 Publié dans Prêt à penser | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
et tu me vois ravie de cette résolution...
vive la couche d'ozone !
Boubou
Ecrit par : Boubou | 10.06.2005
