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20.10.2005
Prêt à penser : Wallace et Gromit The Curse of the Were-Rabbit
Pour ceusses qu’aiment pas les angles, Wallace et Gromit Le Mystère du Lapin Garou est le titre français du dernier opus des studios Aardman, mettant en scène les nouvelles aventures de l’inventeur fan de fromage et du chien diplômé de Dogwarts University.
Alors qu’approche à grands pas le concours annuel des plus beaux légumes, organisé depuis la nuit des temps par la famille Tottington, un mystérieux prédateur s’attaque aux courges géantes, aux carottes surdimensionnées et aux citrouilles de concours faisant un véritable carnage et menaçant la bonne tenue du concours. C’en est trop pour la population, et Lady Tottington demande à Wallace, qui en pince pour elle, de se débarrasser de l’horrible créature. Mais c’est sans compter sur la concurrence de Victor Quartermaine, horrible chasseur courant après le mariage et l’héritage de Lady Huttington, bien décider à tuer la créature alors que Wallace ne cherche qu’à la capturer.
Amour du jardin et des petits lapins, après la semi-réussite de Chicken Run, Aardman retourne dans cette Angleterre de carte postale qui leur a tant porté bonheur auparavant. Et ça marche. Animé comme les précédents en image par image, et en stop motion pour ceusses qu’aiment les angles et qui en ont marre de taper de conneries pour votre bon plaisir, le film va à l’encontre de l’animation actuelle. Disney abandonne son département 2D, et l’ensemble des studios américains mais aussi coréens ou même français court après la 3D. Et pourtant, et pourtant, le meilleur film d’animation de l’année est en pâte à modeler. Et ouaip.
The Curse of the Were-Rabbit est un pur moment de divertissement, hilarant, effrayant même, si vous avez moins de dix ans. On a vu en salle à un moment un peu flippant, un môme changer de rang pour venir nous rejoindre afin de se rassurer avec un peu de présence humaine. Très bien écrit, le flim reprend plusieurs éléments des moyens-métrages précédents, l’utilisation comique du chœur des petits lapins n’est pas sans rappeler les moutons de A close Shave, et la scène finale rappelle grandement les poursuites burlesques de The Wrong Trousers et du moyen susnommé. On a le droit aussi à une poursuite en voiture qui s’achève sous terre. Et on le sait, un bon film a forcément une poursuite en voiture.
Pour les plus grands, puisqu’il paraît qu’un film d’animation doit avoir un double discours ; pour les enfants, qui sont tous des gogols, et pour les adultes, qui sont tous des porte-monnaies qui accompagnent les gamins ; ce qui est quand même une belle connerie, The Curse of the Were-Rabbit est aussi un bel hommage au cinéma fantastique. On reconnaîtra l’Angleterre gothique de la Hammer, studio qui fera les beaux jours du fantastique et de la science-fiction chez nos amis les bouffeurs de bœuf bouilli durant les années cinquante à soixante-dix. Il y a aussi un superbe hommage au King Kong de Shoedsack, qui atteint presque la force d’émotion de l’original qui, faut-il le rappeler ? Hein, le faut-il ? j’hésite… oh, et puis oui… qui, disais-je, fût une des très grandes réussites de l’animation image par image.Certains ont cru aussi des références à Hitchcock, qu’ils n’hésitent pas à s’expliquer dans les commentaires. Bon, maintenant qu’on a fait croire à tout le monde que c’est la culture qui fait de nous des adultes, on va y aller plus franchement, les allusions sexuelles sont fréquentes et on attend la version longue du DVD où Wallace ne manquera pas de se taper Lady Tottington au milieu des petits lapins.
Au final, donc, l’un des très bons flims de l’année, le meilleur en ce qui concerne l’animation, et peut-être aussi le meilleur flim de monstre, affaire à suivre.
Boubou qui vient de lire le texte me certifie qu’il ne faut pas avoir moins de dix ans pour avoir un peu peur.
Pour ce qui est des hommages au pionnier du stop motion, je me suis rendu compte en regardant l’autre jour Monstres et Compagnies pour la dixième fois, que le restaurant où Boo sème la panique s’appelle le Harryhausen. Venant des maîtres de l’image de synthèse, c’est touchant, je trouve. AAAaaaahhhh, la cinéphilie, c’est quand même chouette.
13:53 Publié dans Prêt à penser | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Commentaires
dis donc le nep c'est quoi ton problème avec ce pret à penser parce que moi je trouve que pour une fois il dit pas trop de conneries?
sinon bisous à vous mes amis d'outre-océan
Ecrit par : movie-freak | 23.10.2005
