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03.11.2005

S'poiler : Harry Potter et le Prince de Sang-Mélé

A la fin du sixième tome d'Harry Potter, Dumbledore meurt des mains de Severus Rogue, Harry largue Ginny qu'il venait à peine de se faire.
Jibouille et moi allons faire du lobbying, nous ignorons sous quelle forme, car nous pensons que Dumbledore n'est pas mort et que Rogue n'est pas vraiment un traître.
Quant au dernier tome, à paraître, il doit selon moi contenir la scène de dépucelage d'Harry pour réellement aller au bout du projet. Et, dans l'idéal, cette scène aurait lieu avec Ginny. Autant dire que J.K. Rowling va se faire assassinée par la moitié des fans quoiqu'elle fasse.
Sinon, c'est quand même chouette cette saga, toujours aussi inventive, maitrisée et bien écrite. Du beau boulot.
En ce moment, j'attaque le Monde de Narnia, une saga pour enfant, de sept tomes, par un écrivain anglais... Et ça n'a même pas était pompé sur Harry Potter puisque le Monde de Narnia date des années cinquante.

20:04 Publié dans S'poiler | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

Commentaires

Je suis bien evidement d'accord avec toi et j'ai hate de lire la scène entre Harry et Ginny.
Comment on fait pour prevenir Lady Rowling que cette scène est indispensable?!

Ecrit par : la Fripouille | 04.11.2005

JKRowling a meme avoue dans une interview qu'elle s'etait largement inspire du Monde de Narnia... D'ici a parler de plagiat, personne n'a ose franchir le pas, etonnant vu la qualite de la presse de ce cote de la Manche!

Ecrit par : lhubris from Norwich | 07.11.2005

Trés intéressant, j'avais peur de passer pour un blaireau mais les deux héros du Neveu du magicien, premier livre de l'édition française du monde de Narnia, s'appellent respectivement Polly Plummer, ce qui n'est pas trés éloigné d'Harry Potter, et Digory, ce qui n'est pas trés éloigné de Cédric Diggory dans la saga Rowlingienne. La suite pendant la suite.
Parlons d'hommage pour l'instant.

Ecrit par : LOBO | 07.11.2005

Je ne sais pas si ça fera avancer la chose, mais ceci mon cher Lobo: inutile de raccrocher le monde de Narnia à Harry Potter, ça se fait tout seul, comme en rêvant. Tu sais très bien qu'on écrit en s'appropriant l'ensemble de ce qui précède. Harry Potter, un jour, servira de source à un autre conteur, et l'image métaphorique du texte absolu continuera de rôder dans les bas-côtés de l'écriture, rasant l'imaginaire de celui qui écrit. Oui, un hommage si tu veux à Narnia dont j'ignore à peu près tout, mais aussi à tout récit. Lire une fiction ramène très vite à une autre puis une autre et les chaînes de déraison se font toutes seules. Les noms se croisent mais Narnia est-il vraiment à l'origine? Allons donc, autant rechercher l'origine de l'humanité. Personne n'invente et tout le monde invente, la preuve puisque JK machine, vient retrouver le tuf de l'imagination en gésine, celle qui dormait en couveuse dans la machinerie imaginaire et dont on avait à l'instant, au tournant du nouveau siècle, vraiment besoin. Sa fraîcheur vient justement de son ancienneté. Sinon elle n'aurait aucun succès. Son succès mondial est un condensé superbe des histoires pour ados qui meublent l'imaginaire très riche des enfants de toujours. Mais autrement, en effet, richement, avec fracas, mais également avec tout l'attirail spécial de l'imagination humaine de chacun et ceci depuis la nuit des temps. Simplement adapté à notre petit imaginaire bien raboté, bien chantourné par la mode du temps, par ses mythes de tous ordres que l'on peut suivre avec raison, si l'on veut, mais qui n'ont pas grand intérêt, tant notre passion est grande pour JK machine, la magnifique conteuse de le bonne aventure de notre temps. Mais il y a 90% de fabrication antérieure, sinon elle n'aurait aucune chance de passer dans notre imaginaire, elle serait illisible si elle n'avait pas les fils qui ont toujours fait marcher les récits occidentaux; pourquoi elle plus qu'une autre? Eh bien justement parce que les 10% restants sont la manière dont chacun de nous refabrique à partir de nos expériences vécues, de celles d'ici et de maintenant, celles qui font l'imaginaire de notre temps et pas d'un autre. tu vas me dire; mais d'où sors-tu ces 10%, nom de nom... je ne sais pas mais je le sais. Tu sais si c'était de l'ordre de la raison on pourrait mesurer, je ne fais ça qu'à la louche, mais je sais pour avoir fréquenté comme toi un petit peu la fiction que presque rien ne s'invente vraiment, et pourtant ce peu de quelque chose s'invente pourtant, que l'on a du mal à mesurer, heureusement, et que là, JK machine, a mis le doigt sur l'endroit où l'imaginaire d'aujourd'hui vient rejoindre les aventures de sa propre subjectivité et recroiser dans le même mouvement celle de tous les temps.
Encore des mots? Je ne sais pas. On se retrouve bientôt sur le blog de notre cher népalais où je te dois une réponse, mais je n'ai pas eu le temps et surtout j'ai trouvé ton discours tellement bien foutu qu'il m'a fallu et qu'il me faut encore cogiter pour trouver un biais qui puisse répondre à ton pote le pope (je ne veux pas faire chier le peuple nombreux du blog avec le "filoque" de 1054... donc c'est dur ! ). Pour JK machine je trouve ça au contraire très facile.
Mes vives amitiés pour ta vivacité et ta colère bien teigneuse qui fait largement respirer la machine à poumons.

Ecrit par : raymond | 07.11.2005

Petite erreur me relisant:
c'est "filioque" qu'il fallait lire...
Mais tu avais rectifié de toi-même.
Encouragements très vifs à continuer tes récits banlieusards, très étonnamment décalés.

Ecrit par : raymond | 08.11.2005

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