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31.12.2006

Trois bonnes raisons de continuer l'année prochaine

Je fais ces résolutions chaque nouvelle année, inutilement :

- J'arrète de fumer des drogues légales.
- Je me fais tatouer.
- Je fais un livre.

Et l'année suivante, je recommence.

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30.12.2006

Hurlements : le top de l'année 2006

1/ Gnarls Barkley/ST Elsewhere
Parce qu'on peut encore faire de la musique populaire, avec LE tube de l'été : Crazy, tout en ayant derrière un album solide, intelligent, revisitant en trente minutes prés de cinquante ans de musique afro-américaine. Parce que cet album, j'ai du l'offrir cinq fois cette année à des gens trés différents musicalement en sachant que ça allait plaire et je me suis pas planté. Parce que Danger Mouse son producteur peut tout faire, de l'incunable (The Grey Album bootleg du Black Album de Jay-Z et du White Album des Beatles) au multidiscodororécompensé (le deuxième album de Gorillaz) en passant par l'underground (les mix jungle avec Gemini). Parce qu'il ne manquait à ce DJ qu'une voix et que c'est celle de Cee-Lo l'hippopo-rossignol.



2/ Architecture in Helsinki/In Case We Die
Parce que j'adore les fanfares, surtout improbable comme celle-ci, une sorte de fanfare pop/rock symphonique, pleine d'allant avec dix idées par morceaux, des arrangements somptueux qu'on croirait improvisés sous l'influence d'une extase collective. Parce que qu'est-ce que j'aurais voulu être hippie dans le fond avec quinze zicos sur scène, on aurait déjà tous couché ensemble la porte ouverte et le cul à l'air. On aurait aimé la pluie même et quand on aurait chanté en choeur, les gens, aprés le concert, auraient aimé leur prochain et les écureuils.

3/ Paraone/Epiphanie
Parce que l'électro française sort encore deux-trois bombes par an et que cette année c'est celle d'un des DJ de TTC. Déjà sur le dernier TTC, on sentait le problème, les lyrics étaient devenus pourris (va jamais mettre un nerd dans un club, sexuellement il explose et il se met à bafouiller des insanités) et l'album instru était bien meilleur, vire les tchatcheurs mec, laisse le DJ, c'est fait et ça déchire. Ca va du post Mike Oldfield au post Daft Punk, sans complexe.



4/ Sébastien Tellier/Sessions
Album de version piano solo de précédents morceaux de Tellier, plus quelques inédits. Tellier avait carte blanche pour avoir pondu un chef-d'oeuvre, mais j'y croyais pas plus que ça. Salut, je fais de la thune sans refaire des compos, je suis un super arrangeur et j'ai viré tous les zicos. Tous les connards font ça un jour et on se retrouve avec du sous-Satie sous Lexomil, oubliable dès l'écoute, qualité France passe les boudoirs chérie, je vais refaire un tilleul menthe. Ca sentait un peu l'album sans fric à la base pour s'en faire à la fin. Et bien c'est presque plus lyrique que les versions originales, à tel point que même la reprise de Christophe (l'une des grandes escroqueries de la musique française) me ferait chialer. Tellier est avec Stupeflip le dernier espoir que j'ai en France.

5/ Abd Al Malik/Gibraltar
Parce que Grand Corps Malade, c'est vraiment de la merde, et que si la poésie, c'est filer des métaphores jusqu'à la corde (merci), alors j'arrète la poésie. Parce que Abd Al Malik tient un discours responsable sans être lèche-bottes. Parce que sortir par la culture du ghetto français, ça veut pas dire faire le guignol pour un fasciste light et régler ses problèmes fiscaux comme un vulgaire Gynéco. Parce que Céline est mon texte préféré de l'année. Parce qu'écrire, scander comme il le fait c'est se placer dix mètres au dessus du panier de crabe du hip-hop français.



Deux mentions spéciales cette année, pour le Brésil dont je ne cesse de découvrir la musique et pour Radioflon à qui je dois trois excellents achats The Dresden Dolls du punk brechtien, Regina Spektor et un vieux Nina Simone.

21:05 Publié dans Le poing dans l'oreille, Prêt à penser | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

28.12.2006

Tapage nocturne

Quand sa femme est partie, le loup danse de son pas lourd d'avoir trop bu.

Parfois les flics débarquent... Ils m'aiment bien les flics, parce que j'ai toujours beaucoup de respect pour les types qui bossent à quatre heures du mat', qui sont plus nombreux que moi et qu'ont un flingue.

C'est donc toujours cordial, on tente le concours de vannes foireuses que je gagne normalement. Hier, l'officier bleu marine m'a quitté sur ses mots immortels, polis au savoir de la main et de la matraque, aboutissement de la sagesse des nations : "Fumez du shit, ça vous fera dormir !"

15:28 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Mes copains sont vraiment des cons

" Si j'étais le clavier de Air, je jouerais avec Phoenix."

03:10 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

27.12.2006

Pré-top

Bon mes tops de l'année sont finis et 2006 ne fut pas brillant...

Je lève déjà le suspense sur l'album de l'année pour moi, c'est bien celui-ci, le Gnarls Barkley. En cadeau Pochux, le clip du morceau qui ouvre l'album : une improbable version gospel de l'Inspecteur Gadget. Des fois, j'aimerais chanter comme une chaussette.

13:17 Publié dans Le poing dans l'oreille | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Boulangerie

Herald Wladymeer a livré sa huitième fournée.

Tout récemment, j'ai essayé de fonder une secte dont il serait le prophète et moi le grand argentier, on a fait un bide au niveau inscription, mais au niveau multiplication des verres de bières, ça a marché du tonnerre, si ça c'est pas un miracle digne d'un authentique prophète.

12:53 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Leucosélophobie

Je suis bien embêté avec l'angoisse de la page blanche, les affres de l'écriture, les vertiges, les maux de têtes, le désespoir, et les fameuses boules de papier qui s'accumulent au pied du bureau. Quelle classe, souffrir pour arracher au silence de son crâne, à son absence d'imagination quelques bribes d'un vague histoire... J'en connais plein des artistes torturés qui savent pas ce qu'ils vont ou doivent faire... Ils sont beau avec leur désespoir créateur, à affronter l'infini des possibles.

Moi, j'ai le problème inverse, des histoires j'en ai des dizaines qui s'accumulent, quand je vais écrire, si j'ai pas décidé exactement laquelle doit sortir, elles se bousculent au portillon, elles se bloquent l'une l'autre, je tire un bras au hasard et deux histoires me tombent sur la page en même temps, pas grave on va bien s'arranger, on s'en tire avec une digression, un personnage secondaire... mais voilà que la troisième arrive et que vient faire un éléphant pratiquant les arts martiaux dans une histoire d'amour entre un maître verrier et le grand Nord... On trouvera bien. Au bout d'un moment, j'ai beau fermer le portillon, sur la page, ça se met à vivre seul, et dans ma tête même si je n'écris pas assez vite, chaque nouvel élément, décor, personnage, intrigue veut une place plus grande dans ce que j'écris. C'est comme une moisissure qui colonise et qui si on la regardait au microscope serait un monde en soi.

En ce moment, je passe une bonne partie de mes nuits avec les personnages de mon prochain projet, ils sont une dizaine dans mon lit, à s'embrouiller jusqu'au petit matin. Si je devais noter tout, je rallumerais toute les dix minutes, alors je les laisse divaguer sur mon écran intérieur en tâchant de ne pas trop en oublier. Ils font des choses qui me sont parfaitement inutiles, mais c'est pas grave, la profondeur d'un personnage, c'est souvent ce qu'on en dit pas, ou même les contradictions successives qui ont servi à le construire. Oui, H2 tape son petit frêre parce que c'est l'ainé et qu'il l'éduque. Non, H2 ne tape pas son petit frêre, parce qu'il essaie d'être non-violent. Oui, H2 tape son petit frêre, parce que de toute façon c'est le branle-tétons qui commence. Non, H2 ne tape pas son...

Heureusement que commencer plein de trucs me permet de n'en jamais finir aucun.

Heureusement qu'il y a le malentendu de la lecture à la fin...

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26.12.2006

Disciplina clericalis

Boubou vient de partir aux Etats-Unis de l'Amérique du Nord de Georges le Vilain II.

J'ai donc dix jours devant moi pour m'ennuyer comme un rat mort sans espoir que cela cesse à dix-huit heures, pour fumer au lit, au bain, au four et au moulin, pour lire au plume pendant mes insomnies (problème je dors plutôt pas mal en ce moment), pour écouter de l'électro-hip-hop-hardcore au réveil (ça, c'est vraiment cool, ce matin, je me suis collé direct du Paraone dans les étagères à mégot, ça nettoie, j'ai plus besoin de coton-tige), réfléchir aux cadeaux indispensables qu'elle doit me ramener des Etats-Unis de l'Amérique du Nord de Georges le Vilain II (si vous avez des idées), me nourrir de junk-food (bien que la traitresse ait rempli le frigo avant de partir), draguer honteusement, et organiser une grande fête du slip longue de six jours puisque grâce à un habile échange de jour avec Tommy Lee Lux, je ne travaille pas du 30 au 4 inclus. Au programme cure de sommeil, écriture, et cramage de console et de lecteur DVD. 6 jours au delà du réel. Bien sûr, vous êtes cordialement invités.

13:03 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

21.12.2006

Malheureusement, on rase gratis

J'ai appris (enfin, pas vraiment) l'espagnol comme le français, c'est à dire en "entendant" la langue avant d'apprendre son fonctionnement. Les expressions françaises ou espagnoles, même littéralement me semble d'une grande clarté, alors que dans les autres langue, la plupart du temps je ne saisis pas l'image.

Par exemple, "ponerse una barba" est lumineux. Mais qu'est-ce que ça signifie exactement ?

13:29 Publié dans Les mots qui nous manquent | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

Carnain mondet

Ce soir, je présente une soirée Midnight Movies au Plux à 21h00, avec Midnight Movies et La nuit des morts-vivants (qui vient de bénéficier de copies neuves). Venez nombreux, vu qu'en plus j'ai oublié la com de la soirée. Ca sent le four...

Et demain, je vais voir Sébastien Tellier en concert, au Normandy, à Saint-Lo, y'aura le Ty Mat. Tellier est sans aucun doute le musicien français le plus marquant de ces cinq dernières années pour moi. A écouter fort, car les arrangements de corde sont à tomber.



















Sa page my space et son label.

09:30 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

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