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31.01.2007
Voir Gérardmer et sourire
Si j'arrive à chourer des bécanes dans les espaces presse, vous aurez de mes nouvelles. Sinon, à lundi.
Boubou se portait bien lorsque je suis parti, il faut faire confiance dans les capacités de récupération d'un animal capable de saigner des jours durant une fois par mois. Les méchants délinquants juvéniles en bande de deux qui ont volé des CD dans ma caisse ont été, hélas, arrêtés par les forces de l'Ordre Juste. J'ai la rage mais de dents. Tout va donc presque pour le mieux.
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30.01.2007
L'île aux fleurs
C'est en revoyant chez le nep, Music for one apartment and six drummers que je me suis rappelé cet autre bête de concours du court-métrage.
Drôle, pédagogique et radical.
Amusez-vous bien, ça vous fera pas rire longtemps.
En cas de soucis technique, allez-voir chez Gogole Video.
Plus d'info sur ce film culte à Filmdeculte.
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29.01.2007
Fantastic'Arts 2007
Je pars après-demain pour bouffer du flim fantastique pendant cinq jours à Gérardmer.
Le président du jury long-métrage est Irvin Kershner, réalisateur de l'Empire contre-attaque, autant dire que ma caution geek va carrément monter dans les sommets.
La constitution du reste du jury est très éclectique et frôle le ridicule. Mon objectif est soit de me taper Sophie Dreyfus, la Sophie Fatale de Kill Bill, soit de me taper une cuite avec Richard Bohringer. Tant que j'évite le tricot avec Charlotte de Turckheim, tout ira bien.
Pour la sélection, il y a à boire et à manger, des torchons et des serviettes, des navets annoncés et je l'espère des petits délices. On a checké le tout avec des collègues pour me faire un planning solide. Le but étant d'enchaîner les projections de 10H00 à minuit.
Quelques bandes annonces pour le plaisir.
Takashi Miike est rarement anodin, il passe du coup de génie au franchement médiocre avec un courage étonnant. Cette année, hors compétition, je vais voir, The great Yokai war que j'attends depuis plus d'un an.
Les asiatiques sont d'ailleurs plutôt bien représentés puisque Kiyoshi Kurosawa et les frêres Pang sont en compétition à ne pas rater donc.
Je ne pense en ce moment que du bien du cinéma fantastique hispanophone qui nous a quand même apporté Amenabar, del Toro (Guillermo hein, pas Benicio) ou Balaguero. En compétition deux premiers flims de Castaneda et Cerda. Ce dernier est parait-il très attendu malgré une bande-annonce d'un classicisme peu excitant.
Mon directeur m'oblige évidemment à aller voir des flims, j'aime quand il est autoritaire comme ça. Pour toi mon champion, je vais me taper ça, le dernier Michael J. Basset : Wilderness. Fais-moi mal...
Et en compétition video, la palme du pitch le plus stupide, le coup de la perruque maudite : The wig, classe !
Du pain sur la planche quoi.
(co-publié au boulot)
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Herald plus fort que Rocky ?
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28.01.2007
Suerte y faena
Je rentre de la promenade avec Henri et le kangourou. Henri chantonne :
-Si tu avances dans l’ergastule, comment veux-tu, comment veux-tu…
-Ta gueule l’Abbé, ça fait pas deux mois qu’on cohabite (l’Abbé lève un pouce vainqueur et répète à voix basse qu’on cohabite) et tu me tapes déjà sur les nerfs, alors retourne à tes livres et me fais pas chier avec tes comptines.
-Je t’énerve plus que le mammifère qui pue et qui chie partout ?
-L’Abbé, la philosophie, c’est peut-être ton truc, mais pour la zoologie tu repasseras. Ce kangourou roux (Macropus rufus) est bien plus qu’un mammifère, regarde-le, il a des poches sous les yeux, c’est un marsupial.
-Cette sous-classe (pas mal, l’Abbé, ça rentre) dont tu m’as dit que les femelles avaient deux chattes ? Heureux animal.
Pendant que l’on parle de lui, l’animal nous fait une de ces énormes merdes dont il a le secret. Faudra m’expliquer un jour pourquoi il chie systématiquement au retour de la promenade.
-Hé l’Abbé, au lieu de fantasmer, sors la wassingue, c’est jour pair, t’es de corvée.
Des taules, j’en ai fait pas mal, des terribles, des dures, des glauques et des pas mûres comme dit l’Abbé, des étrangères même où tu comprends pas la langue qu’on te gueule après. Je n’y ai pas trop perdu mon temps, je cantine comme pas deux, je suis le roi du yoyo, j’ai appris à lire de vrais livres, le marocain à Marrakech et tout l’abécédaire du parfait marlou ainsi que le who’s who de la truanderie
Je choisis mes co-détenus avec soin utilisant mes nécessaires études pour me retrouver en cellule avec d’autres longues peines un peu plus cultivées que la moyenne. L’Abbé fait un doctorat de philo, moi, je suis zoophile comme il dit. DEA de biologie bientôt fini. L’administration a trouvé drôle de nous adjoindre un kangourou en pensant que de zoologue à dresseur, il n’y a qu’un pas. Fallait pas voter Sarkozy, c’est plus une dérive sécuritaire, c’est Thoiry à la Santé. Le kangourou s’est fait la belle lors d’un transfert entre deux zoos, divaguant sur la chaussée, il a tué un vieux en provoquant un accident de la route… Si la peine de mort n’était pas réservée qu’aux homicides volontaires, on serait tranquille. Au lieu de ça, on l’éduque. L’Abbé lui parle d’Aristote et moi, j’essaie de le faire chier le plus près possible des gogues.
L’Abbé, sa vraie passion, c’est l’enculade. De petits garçons. Multirécidiviste. Je lui ai interdit en arrivant de me parler de ses affaires et je lui ai clairement fait comprendre que je parlerais pas des miennes. Il ne m’en veut pas trop puisque nous savons tous les deux que les pointeurs sont les premières victimes de viols en prison. Et que l’Abbé n’aime l’enculade que du côté face. Avec moi, il est bien tombé, je l’emmerde pas.
Le modus vivendi est le suivant. Les corvées, ménage, cuisine, nous échoient un jour sur deux. On a exempté l’animal malgré les supplications de l’Abbé qui y voyait une mesure pédagogique. La cellule doit être clean en permanence. Les heures consacrées au travail intellectuel sont silencieuses. On ne parle jamais de nos affaires. Celles de l’Abbé, je les apprises en promenade. Lui, personne ne lui parle de toute façon. Le reste du temps, on entretient un badinage abscons qui doit passer en permanence de la haute volée lexicale à la scatologie ou à l’insulte. L’Abbé me fait des conférences sur les philosophes grecs (son choix ne me paraît pas dépourvu d’humour) et je tâche de lui apprendre la systématique. On noie le tout dans des allusions ordurières pour ne pas ressembler au Collège de France. Le samedi soir, c’est whisky avec parcimonie et Sub à volonté. Économiquement parlant tout ce qui est dans la cellule est commun. Comme nous refusons tous les deux de travailler, et que nous ne recevons pas de colis, on rationne l’alcool. Le Sub, lui, est gracieusement fourni par l’administration vu que j’ai eu le bon goût de me signaler comme héroïnomane (bien que je ne supporte pas les piqûres).
Ce soir, l’Abbé fait un gratin de ravioli. Une boîte de halva ajourée et une bougie chauffe-plat lui servent de cuisinière. Il ouvre la boîte de ravioli, verse le gruyère râpé dessus, recouvre d’une feuille de papier alu percée et pose le tout sur la cuisinière. Au loin, on entend gueuler le ara qui s’est fait arrêter pour outrage. « Mooooooort aux vaches ! Mooooooort aux vaches ! » C’est le secteur des préventives, il nous fera pas chier longtemps. Ils sont dix par cellule, il finira par se faire étrangler.
De temps en temps, le soir, on se fait la lecture. En ce moment, c’est les Métamorphoses contre L’agression, une histoire naturelle du mal. L’Abbé est un fanatique de Konrad Lorenz depuis que je lui ai sorti celle-ci un soir où son bavardage sur la grandeur de la civilisation grecque était plus emphatique qu’à l’accoutumée. « Je crois avoir trouvé le lien manquant entre le chimpanzé et l’homme civilisé. C’est nous. » Le samedi soir, quand nous sommes suffisamment imbibés, on se relit nos passages préférés, je lui réclame le mythe de l’hermaphrodite dans le Banquet, lui ne veut entendre que les éthologues. Au bout d’un moment, trop saouls pour lire, on se fait des devinettes sur le mode habituel :
-Chien de l’enfer.
-Amour ?
-Chacal de mes deux, plutôt.
-Anubis !
Ça ne fait rire que nous. On joue jusqu’au silence, quand la viscosité cérébrale augmente tant qu’on ne parle plus, ne pense plus, et on s’endort en bavant, débraillés, prisonniers.
Pour comprendre de quoi il retourne, voir ici et là.
Ce texte est très, très librement inspiré de Suerte de Claude Lucas dans la formidable collection Terre Humaine.
20:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26.01.2007
Ertruem
J'ai lu récemment ce mot : ertruem, plusieurs fois même. Où ? Que signifie-t-il exactement ?
Un indice par proposition.
Vous pouvez aussi poser des questions, auxquelles je réponds uniquement par oui ou par non.
08:45 Publié dans Les mots qui nous manquent | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
Les dix petits mots
Anubis, économiquement, enculade, ergastule, glauque, halva, hermaphrodite, marsupial, viscosité, wasingue.
08:43 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
25.01.2007
Médiamétrie : les français passent plus de temps à ne pas regarder la télé qu'à la regarder
Vous n'avez jamais été aussi nombreux sur le blog, et je n'avais pas été aussi silencieux depuis pas mal de temps. C'est chouette, non ? Tout ça pour dire que la période de creux durera sans aucun doute jusqu'au 5 février. Comme je l'ai déjà dit, pas mal de taf, et puis aussi des trucs avec ma femme. Et autant je peux me permettre beaucoup d'impudeur quand il s'agit de moi, autant quand il s'agit de quelqu'un d'autre on marche sur des oeufs au plat. Pas le temps et pas l'envie non plus donc. Patience...
11:47 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.01.2007
Radio Paris ment
Le chaud lapin ne tire pas à blanc de poulet, je répète, le chaud lapin ne tire pas à blanc de poulet.
10:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16.01.2007
Écrire pour ne rien dire
Une densification soudaine de mon emploi du temps va sans doute m'empécher de mettre à jour ce blog régulièrement : inauguration de la troisième salle du Plux, pas mal d'avant-premières prévues, week-end en amoureux dans le val de Saire, bouclage avant mon départ pour Fantastic'art, le festical du flim fantastique de Gérardmer...
Messages persos :
Le Nep, j'ai perdu les notes concernant ce que tu sais (ouais, le Nep aime bien le secret et le projet est tellement énorme que je préfère n'en rien dire, tu peux trembler Ben Laden...), je recommence.
Tia Carlotta, tu peux laisser tomber la traduction, on sort un peu de l'actualité. J'espère que tu n'y a pas perdu trop de temps.
P'tit Fred, on dort chez vous le 26 au soir, si c'est toujours possible.
Eli, Eli, lamma sabachtani.
08:16 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
