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09.02.2007

Madeleine de Prout

C'est en lisant un article sur les disques honteux, que je suis retombé sur ce truc.



Rondo Veneziano La serinissima, je connais cet album par coeur, je le chante, je danse sur le lit en pleine extase esthétique. J'ai 5 ans, la littérature et le cinéma n'existent pas encore pour moi. Mais il y avait la musique.

La fin de la disco est très belle je trouve. 77/82 est une période mal connue, réprouvée, les rockers organisent des autodafés géants où on brûle des disques disco. La disco fait la pute, dans les charts, les flims les plus commerciaux, dans les restaux et les ascenseurs, elle copine avec tous. Elle retourne aussi à un underground brouillon où on la reconnaît fardée en électro-funk, acid garage, les morceaux pré-techno... Il faut être pédé ou noir pour continuer à écouter cette soupe, ou pire être dans un bal de village. C'est l'éternelle histoire de la sous-culture devenant pop-culture avant de s'abimer dans la culture de masse. C'est l'époque d'I will survive, des meilleurs Chic, des déclins d'Abba et d'Earth, Wind and Fire ou de la sortie de Saturday nignt fever. Des quantités de morceaux grandioses, épiques et rigoureusement indéfendables. Elle n'est pas encore ce recours systématique aux claviers, elle brille de tous ses cuivres, appelle les violons et fait son chant du cygne comme une pièce montée trop haut et qui s'écroule sur son propre vide. La gogo-dancer au milieu du gâteau meurt dans d'atroces soufffrances en fredonnant du Chaka Khan.

Pendant ce temps, la déferlante punk se transforme en new et cold wave. La bière, l'héroïne et la dépression écrase le reste. Moi, je m'en fous, j'ai cinq ans, je préfère la disco même dans ce qu'elle a de plus dégoulinant et indigeste.

Quant au clip, bonjour l'avance sur Daft Punk.

14:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Commentaires

Jte kif méchant toi!!!!!!!!!!!!!!

Ecrit par : fred | 09.02.2007

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