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26.02.2007
Compte à rebours 5 : comprenne qui pourra
Artistes Martiaux :
Jet Li (période Les arts martiaux de Shaolin ou quand il fait Wong Fei Hong dans les Il était une fois en Chine), Bruce Lee, Mestre Bimba, Masutatsu Oyama (fondateur du Kyokushinkai), Miyamoto Musashi,Mohammed Ali, n’importe quel moine shaolin…
Belles filles ;
Betty Page, Dita Von Teese, les pubs Aubade …
Musiciens :
Gainsbourg, NTM, Coltrane, Robert Wyatt, Stevie Wonder, Beyonce, Marvin Gaye, Mozart, Fela, Mingus, Max Roach, Sergio Mendes (qu’a des pelles à tartes très graphiques), Billie Hollyday, Lalo Schiffrin, Hendrix, Bob Marley, Sébatien Tellier, Stupeflip, Jimi Hendrix...
Mec ultime :
Gandhi…
Ecrivains :
Borges, Cortazar, Bob Hugo, Baudelaire, Jim Harrisson, James Ellroy, Salman Rushdie, Umberto Eco, Italo Calvino, Racine, Albert Camus, Louis Ferdinand Céline (s’il ne devait y en avoir qu’un c’est lui, si t’en mets deux c’est Hugo période grosse bebar, j’ai tout vécu, tout écrit et je le sais parfaitement), Georges Pérec, Jean Giono, Romain Gary, Kafka, Alexandre Vialatte…
Personnages fictifs :
N’importe quel personnage de Junko Mizuno, John McLane, Lapinot, Totoro, Porco Rosso, les Sylvains dans Princesse Mononoke (si y’a qu’un truc de Miyazaki c’est les Sylvains), Raspoutine dans Corto Maltese, dans les comics mon super-héros préféré c’est Batman, mais j’adore Wolverine, Le surfeur d’argent, Miho dans les Sin City, Hulk, mon team préféré c’est les X-men période collants jaunes, Death dans la série Sandman, Ralph dans les Simpson (le fils de Wiggum qu’est complètement à la ramasse), le père dans Maus, Super Mario, Link dans Zelda (ces deux derniers personnages ayant été créés par le plus grand concepteur de jeu-vidéo : Shigeru Miyamoto qui mérite largement sa place dans un visuel), Jack Aubrey (que j’imagine toujours sous les traits de Russel Crowe dans Master and commander vu que c’est comme ça que je l’ai découvert), Tortue géniale, Le petit black dans Little Nemo in slumberland, un personnage féminin des I’s, Le Printemps ou La Vénus de Botticelli, les big bad motherfuckers les plus graphiques du ciné sont Michael Myers masqué dans Halloween, la nuit des Masques et Alien, ils foutent vraiment les jetons ces cons, Tyler Durden dans Figth Club version flim. Tom Bombadil, si un jour je suis quelqu’un je serai Tom Bombadil, sinon dans la version flim du seigneur des anneaux, je suis Aragorn évidemment...
Scientifiques et vulgarisateurs : Haroun Tazzief, Hubert Reeves, Konrad Lorenz, Jacques-Yves Cousteau, Desmond Morris, Stephen Jay Gould, les Cassini, Srinivasa Ramanujan, Albert Einstein, Averroès, Léonard de Vinci, Darwin…
BD : Will Eisner, Neil Gaiman (sans doute mon influence majeure en dehors de la littérature), Taiyo Matsumoto…
Logos :
Le bunny de Playboy, la A cerclé d’anarchie…
Acteurs : Monica Belluci, Forest Whitaker, James Steward, Harpo Marx est le mec le plus drôle de la terre, cent mille fois meilleur que Groucho, Al Pacino…
Peintre : j’en connais qu’un c’est Dali, jamais remis, j’aime beaucoup les personnages peints par William Blake, Giacometti ou Jérome Bosch ou dessinés par Arthur Rackham...
Cinéastes : Scorsese, Kubrick, Kenji Misumi, Frank Capra…
Saint François d’Assise…
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17.02.2007
Fermeture pour travaux
Bon pas de panique, j'ai déjà fait le coup des fausses fermetures qui n'ont fait rire que moi. C'est de toute façon une fermeture temporaire. Je prépare un éventuel déménagement de mon poing qui va aller dans une autre de tes poches. Il faut préparer un peu les cartons, emballer les gros mots, dépoussiérer et ranger les mots d'auteurs, mettre les mots doux dans les mots-valises, trouver les grands remèdes aux grands mots et réfléchir un peu à l'amménagement de la nouvelle poche.
Cela fait bientôt deux ans que j'écris des choses sans grand intérêt ici, abandonnant même l'écriture "sérieuse" d'un roman que je ne finirai jamais. Je réponds non à presque toute les sollicitations d'écriture (nombreuses d'ailleurs puisque systématiquement non rémunérées, à une exception près). J'ai dit oui à deux, l'une est tombée à l'eau mais va peut-être se faire ce siècle-ci, et je ne me suis pas trouvé à la hauteur de l'autre (même si je vais retenter le coup, en espérant mieux faire). Même si j'ai encore envie d'écrire des billevesées, il serait temps que je me remette au boulot. La simplicité du blog, la publication immédiate, l'interactivité sont des choses séduisantes, mais qui m'ont un peu fait oublier l'essentiel. Je suis, par ailleurs, persuadé que tout est à faire d'un point de vue strictement littéraire sur cette interface, bien que je ne l'ai pas fait. Je crois que Los tristes et Des nouvelles du bon Dieu sont des esquisses à ne pas négliger pour plus tard (je parle de moi, vous, vous pouvez foutre ça à la poubelle, pas de prob).
Ce blog m'a, de surcroit, couté ma secrétaire personnelle, qui continue de coucher avec moi, mais qui se refuse dorénavant à tout autre travail. La moitié de mes écrits antérieurs lui est pourtant due, pas la partie considérée comme la plus noble, mais certainement pas la partie la plus négligeable. Je lui dois mes publications chez Gallimard (un rève d'enfance réalisé) et une orthographe un peu plus proche de celle du français. Depuis, tout s'est dégradé. Je torture une langue qui, sur bien des points me reste étrangère, parce que j'ai besoin de la voir de loin, parce que je la désire indocile, parce que la langue de Molière n'est pas toujours celle de Mouloud... Le français est pour moi une matière, pas un ensemble de règles...
J'ai un projet avec un asiatique sur lequel je ne bosse pas assez, et j'ai décidé d'accepter les propositions refusées antérieurement, chroniques culturelles, articles faussement intelligents, et, inch'Allah, un spectacle. Et puis, je voudrais récrire à la plume, elle me manque la plume.
Je suis flou volontairement, parce que d'une part, je fais jamais la moitié de ce que je dis (I'm a looser Baby. So why don't you kill me ?) et d'autre part, parce que vous adorez le mystère, ça vous fait fantasmer, et votre imagination s'accorde mieux à vos fantasmes que la mienne. Je tautologise. Il va de soi que si le déménagement se fait, c'est ici que vous serez prévenus. J'aimerais que Mon poing dans ta poche ait la rigueur et la beauté qui lui font souvent défaut. En attendant, vous avez autre chose à faire, je vous libère en espérant que le printemps sera précoce.
Je vais en profiter pour faire un compte à rebours et, au minimum, nettoyer un peu ce blog. J'hésite à le détruire tout en étant conscient que sur le réseau, la destruction est une chose toute relative.
Je suis toujours prêt à lire des suggestions pour un blog futur ou des critiques sur celui-ci. Il s'agit bien d'une demande. Lacher vos comms (ici, mettre un émoticone sympa).
Ensuite, je rouvrirai, en faisant ailleurs les mêmes bétises qu'ici et puis tant pis...
00:45 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
14.02.2007
Calme plat...
Ce qui fait six flims vus en quatre jours : L'homme qui faisait des miracles, Old boy, Pompoko, Arthur et les Minimoys, Maniac et La guerre des mondes. Va falloir que je relève un poil le niveau (y'a quand même un Besson dans la liste, Dieu merci, c'est le dernier de sa carrière paraît-il, je n'aurai plus à le défendre). Je suis un peu boulimique de flims en ce moment, et c'est cool.
23:00 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
12.02.2007
Copinage
Nous les mecs à barbiche, on est toujours en avance...
En plus, qu'est-ce caleçon beau.
14:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les géromoises (3) : cacher pour montrer
Le meilleur moyen de rentrer dans tous les évènements culturels, festivals, avant-premières, coulisses, c'est d'avoir avec soi une caméra, une perche et/ou un magnéto pro. Presse est le mot qui sert de passe-partout, de sésame, le journaliste passe avant tout le monde. Entendons-nous bien, je serais à la fois stupide et suicidaire de cracher sur la médiatisation de l'évènement culturel. Les artistes et leurs diffuseurs ont besoin d'une couverture médiatique. Pour dire ça autrement, un chef-d'oeuvre qui tombe dans une forêt ne fait pas de bruit.
Mais le rituel est assez curieux. Je ne m'attarde pas trop sur la goujaterie inhérente au procédé, on ne passe plus dans le champ d'une caméra ou d'un appareil photo sans s'excuser, mais c'est souvent sans un mot d'excuse ou de remerciement que les professionnels de l'image bloquent symboliquement un immense espace, celui de leurs champs de tir, celui de leurs objectifs...
Le plus étonnant pour moi, c'est plutôt, et pour donner un exemple clair, le petit rituel de l'entrée en salle du Jury pro. Tout le monde est installé, le jury rentre et une haie de journaleux s'érige aussitôt autour d'eux. Il est évidemment absolument nécessaire de shooter Charlotte de Turckheim allant s'asseoir sur le fauteuil réservé d'une salle pas encore obscure, illuminée qu'elle est par la présence turckheimmienne. Mais faut-il pour cela me marcher sur les pieds, et surtout se mettre entre moi et l'évènement. Car c'est le curieux paradoxe qui s'opère, pour que les journalistes puissent me montrer l'évènement, il faut qu'ils me le cachent quand bien même il se déroule sous mes yeux. C'est d'ailleurs peut-être en le cachant qu'ils donnent envie qu'il soit vu. Je me demande donc, si ce genre de comportements relève de la censure ou de la diffusion démocratique, tout en devinant le fond de l'affaire. L'évènement n'a réellement lieu que s'il m'est interdit. Quand l'interdiction de voir dépend de l'éloignement, de la censure politique, de la dictature, du danger, ou de ma propre méconnaissance du monde, j'admire immensément le travail des journalistes. Quand elle procède de leur travail même , je m'interroge sur la fonction...
Communiquant ? Créateur d'évènement ?
Et puis j'aime pas qu'on me marche sur les pieds...
Tant que j'y suis dans mes copains de festival, il y avait plusieurs jeunes cinéastes, parmi lesquels Christophe Battarel. Je me tape régulièrement des courts de jeunes/futurs cinéastes et la qualité technique de son flim est très au-dessus de la moyenne Il écrit, fait la photo et réalise. Moi aussi, je fais de la comm, alors, allez jeter un coup d'oeil à son court-métrage :
Nemesis.
13:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.02.2007
Foutebale
Dans la série, le loup brigade mondaine, je joue le 23 mars contre le FC Louvigny, et dans mon équipe, y'aura les mecs de Groland...
18:52 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
L'esprit du lieu
Boubou vient de partir pour la Mauritanie, fêter les 60 piges du daron au milieu du désert. J'avoue que je suis presque jaloux... Même si je ne suis certainement pas un homme du désert (mais plutôt un loup de forêt), cet endroit est tellement connoté que je ne peux m'empècher de fantasmer. Le désert, ses caravanes, sa navigation sur une terre pas si ferme, son ciel la nuit lorsque qu'aucune pollution lumineuse ne dérange l'oeil. Les étoiles à quelques mètres du nez en l'air, sans doute. Le lieu où Dieu ne peut-être qu'un (tous les monothéismes viennent du désert), la dictature solaire, le corps qui se plie aux rythmes des astres, le vertige sans doute...
Et le rythme de la marche, cette évidence oubliée, ce parcours qui donne sa mesure à la pensée. Cette méditation qui s'impose au rythme du pas, à hauteur d'homme, cette contemplation qui tourne au recueillement. L'harmonie du corps et de l'esprit.
Et puis la faim, la soif, la fatigue, ce sens animal de soi, parce qu'enfin, si la tête est dans les étoiles, c'est bien sur terre qu'on a les pieds. Et cette gorgée d'eau qui devient une bénédiction.
(J'avoue une grande méfiance envers les penseurs assis, et une certaine tendresse pour les déambulateurs. Je trouve qu'on pense plus juste debout.)
Dédicacé à P'tit Fred, Miquelot, L'évangéliste, Cécé et Boubou qui m'ont accompagné lors de mes longues marches.
18:35 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
Pop-sagesse
M'est avis que l'été ne passera pas l'hiver.
02:57 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
09.02.2007
Madeleine de Prout
C'est en lisant un article sur les disques honteux, que je suis retombé sur ce truc.
Rondo Veneziano La serinissima, je connais cet album par coeur, je le chante, je danse sur le lit en pleine extase esthétique. J'ai 5 ans, la littérature et le cinéma n'existent pas encore pour moi. Mais il y avait la musique.
La fin de la disco est très belle je trouve. 77/82 est une période mal connue, réprouvée, les rockers organisent des autodafés géants où on brûle des disques disco. La disco fait la pute, dans les charts, les flims les plus commerciaux, dans les restaux et les ascenseurs, elle copine avec tous. Elle retourne aussi à un underground brouillon où on la reconnaît fardée en électro-funk, acid garage, les morceaux pré-techno... Il faut être pédé ou noir pour continuer à écouter cette soupe, ou pire être dans un bal de village. C'est l'éternelle histoire de la sous-culture devenant pop-culture avant de s'abimer dans la culture de masse. C'est l'époque d'I will survive, des meilleurs Chic, des déclins d'Abba et d'Earth, Wind and Fire ou de la sortie de Saturday nignt fever. Des quantités de morceaux grandioses, épiques et rigoureusement indéfendables. Elle n'est pas encore ce recours systématique aux claviers, elle brille de tous ses cuivres, appelle les violons et fait son chant du cygne comme une pièce montée trop haut et qui s'écroule sur son propre vide. La gogo-dancer au milieu du gâteau meurt dans d'atroces soufffrances en fredonnant du Chaka Khan.
Pendant ce temps, la déferlante punk se transforme en new et cold wave. La bière, l'héroïne et la dépression écrase le reste. Moi, je m'en fous, j'ai cinq ans, je préfère la disco même dans ce qu'elle a de plus dégoulinant et indigeste.
Quant au clip, bonjour l'avance sur Daft Punk.
14:35 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Le coeur des routiers saigne
Jean-Pierre Vernant, James Brown, l'Abbé Pierre ? Non.
Anna Nicole Smith, vient de mourir.
La sous-culture mondosexe perd un de ses fers de lance.
Moi, je garde le souvenir de ses seins cubiques, dont le post-modernisme outrancier m'a fait tâcher bien des magazines. Promesse technologique sur éternel féminin, objet (bien sûr) unique, Anna a eu la vie minable d'un destin social écrit d'avance.
Elle meurt d'un malaise, comme si on ne savait pas ce que signifie un malaise dans son cas.
J'ai de très bon souvenir avec elle, même si je ne connais pas la couleur de ses yeux.
Merde, je bande...
11:25 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
