04.11.2009

La confiscation de l'imaginaire

"L’édition jeunesse fait aujourd’hui la part belle au naturalisme le plus épais. On dirait que tous ces romans ne visent plus qu’à mettre les enfants en garde contre les pédophiles et l’on ne serait pas surpris de voir en librairie des titres comme Papa dépose le bilan ou Y a un monsieur que je ne connais pas dans le lit de maman. Quelle conception étriquée de la littérature ainsi se forme dans ces crânes ? Et quelles mornes proses réclameront encore par la suite ces imaginations abolies ?"

Lu ici.

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09.09.2009

Mort de l'artiste de l'évasion

« Il permit au monde extérieur de l'enrouler définitivement dans ses chaînes et monta, une fois pour toutes, dans le cabinet des curiosités qu'était l'existence d'un homme ordinaire. »

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07.12.2006

Mourir moins con : faire grand cas de l'exception

"L'ornithorynque est ce qu'on fait de mieux en terme de mammifère à bec de canard qui pond des oeufs."

Ne cherchez pas l'auteur, mieux vaut qu'il reste anonyme...

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16.11.2006

Mourir moins con : message personnel

"En elle-même toute idée est neutre, ou devrait l'être ; mais l'homme l'anime, y projette ses flammes et ses démences ; impure, transformée en croyance, elle s'insère dans le temps, prend figure d'évènement : le passage de la logique à l'épilepsie est consommé... Ainsi naissent les idéologies, les doctrines, et les farces sanglantes.
Idolâtres par instinct, nous convertissons en inconditionné les objets de nos songes et de nos intérêts. (...) Point d'intolérance, d'intransigeance idéologique ou de prosélytisme qui ne révèlent le fond bestial de l'enthousiasme. Que l'homme perde sa faculté d'indifférence : il devient assassin virtuel ; qu'il transforme son idée en dieu : les conséquences en sont incalculables. On ne tue qu'au nom d'un dieu ou de ses contrefaçons : les excés suscités par la déesse Raison, par l'idée de nation, de classe ou de race sont parents de ceux de l'Inquisition ou de la Réforme. (...)
Lorsqu'on se refuse à admettre le caractère interchangeable des idées, le sang coule... (...)
Il me suffit d'entendre quelqu'un parler sincèrement d'idéal, d'avenir, de philosophie, de l'entendre dire " nous " avec une inflexion d'assurance, d'invoquer les " autres ", et de s'en estimer l'interprète, -pour que je le considère comme mon ennemi. J'y vois un tyran manqué, un bourreau approximatif, aussi haïssable que les tyrans, que les bourreaux de grande classe. C'est que toute foi excerce une forme de terreur, d'autant plus effroyable que les " purs " en sont les agents. On se méfie des finauds, des fripons, des farceurs ; pourtant on ne saurait leur imputer aucune des grandes convulsions de l'histoire ; ne croyant en rien, ils ne fouillent pas vos coeurs, ni vos arrières-pensées ; ils vous abandonnent à votre nonchalance, à votre désespoir, à votre inutilité ; l'humanité leur doit le peu de moments de prospérité qu'elle connut ; ce sont eux qui sauvent les peuples que les fanatiques torturent et que les " idéalistes " ruinent."

Pour des raisons d'interface, je n'ai pas pu mettre les italiques originaux. Ce texte doit être le premier d'importance que l'auteur écrivit en français, langue qui n'était pas la sienne mais qu'il s'appropriat brillamment selon moi.

Lorsque vous m'aurez donné son nom, j'apprendrai sans doute qu'il était un insupportable misogyne, ce qui autorisera à ne pas l'écouter quoiqu'il ait pu dire.

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08.09.2006

Mourir moins con : laisser traîner sa langue

" - Il a dit : " Plein la voile ! " puis un juron, dit l'aumônier en plissant les yeux.
- C'est tout un, dit Stephen. En mer, on s'exprime par tropes. "

De qui cette citation ?

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09.05.2006

Mourir moins con : prescrire le contraire de ce qu'on a fait

"J'aimerais mieux que mon fils apprinst aux tavernes à parler qu'aux écholes de parlerie"

L'auteur de cette citation a pourtant eu une solide éducation classique, scolarisé qu'il fût au collège de Guyenne à Bordeaux. Il y apprit le grec, le français et la rhétorique...
D'ailleurs, et pour être tout à fait franc, j'ignore s'il a eu un fils.

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06.04.2006

Mourir moins con : faire des achats

Je suis allé traîner hier dans l’une de mes librairies favorites, le Couillon de Brulture. Sur place, j’ai emmerdé Petit Jean, en lui posant mille colles ayant trait à des bouquins que je cherche et à des auteurs que j’aime, il s’est plutôt bien tiré de l’exercice et je suis reparti avec deux bouquins et une commande pour la semaine prochaine.

Voici le tout début du premier livre (j’ai zappé la préface) :

« Abdication n. Acte à travers lequel un souverain atteste qu’il est sensible à l’élévation de température de son trône. »

Quels sont le titre et l’auteur de l’ouvrage ?

Voici la toute fin du second :

« Selon la légende, X…fût atteint d’une grave maladie alors qu’il n’était qu’un jeune homme. Son état empirait de jour en jour sans que les médecines ni les prières n’y fassent rien. Un soir enfin les anges de la mort vinrent le visiter en secret pour lui annoncer qu’il fallait partir immédiatement. Le Y… y consentit mais il leur demanda d’intercéder en sa faveur auprès d’Allah : s’Il pouvait lui accorder le temps de se livrer à ses ablutions et aux deux prosternations rituelles…
Les anges de la mort sont bientôt de retour et lui font savoir que sa requête a été acceptée. X… se lève alors, procède à ses ablutions puis se prosterne une seule fois. Après quoi, il se recouche.
- Que fais-tu X… ? s’impatiente Azräel. Fais donc ta deuxième prosternation puisqu’elle t’est accordée et allons-y sans plus tarder.
- Ai-je donné un délai ? rétorque le Y… Je ferai la deuxième dans cinquante ans… »

Quels sont le prénom (X…) et le surnom (Y…) de ce personnage très populaire dans le monde perso musulman ?

Question subsidiaire : pensez-vous ce personnage mort ou vivant et pourquoi ?

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30.03.2006

Mourir moins con : savoir s'adapter

" Je fais ce qu'on appelle du talk-over parce qu'il ya des mots d'une telle sophistication dans la prosodie que l'on ne peut pas les mettre en mélodie. Vous ne pouvez pas chanter L'un à son trou d'obus, l'autre à son trou de balle, ce n'est pas possible, il faut le dire. Trés bel alexandrin d'ailleurs. "

Qui a dit ça au Quotidien de Paris en 1984 ?

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21.03.2006

Mourir moins con : ne jamais reculer devant une métaphore audacieuse

" Nous n'irons pas dans le bois
Puisque le loup n'y est pas
Nous n'irons pas dans la rue
Puisque le loup n'y est plus
Nous n'irons pas dans les prés
Puisque le loup n'y est jamais
Mais si vous voulez voir le loup
Venez, venez, rentrons chez nous ".

Qui a écrit la chanson dont vous venez de lire la fin ?

PS : d'ailleurs la dernière n'a pas été dévoilée.

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03.03.2006

Mourir moins con : mourir moins con

"Construire est ma seule excuse au fait de prendre de l'âge.
Si je sens pas les miens autour de moi, putain!
C'est le nauffrage assuré, c'est vrai!
Je me sens rassuré qu'en présence de ceux que j'aime.
Je veux m'assurer que tout ce que je balance soit approuvé,
Même si j'ai rien à prouver, je veux que tous mes potes puissent s'y retrouver.
Je veux pouvoir les garder près de moi,
Les regarder 12 mois par an, comme l'ont fait mes parents pour moi,
Parce qu'après c'est trop tard.
Faut pas comprendre qu'on les aimait, une fois qu'ils sont ti-par.
Ou bien, c'est que tu as envie de pleurer, ou plutôt que tu sais pas!
Dans ce cas, je peux rien pour toi.
J'ai pas la clé du bonheur, j'ai même jamais été à la hauteur
Pour ce genre de trucs, mais aujourd'hui, j'ai peur
Car l'horloge a tourné!"

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