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<title>mon poing dans ta poche - pret_a_penser</title>
<description>urgent</description>
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<title>Hurlements : le top de l'année 2006</title>
<link>http://monpoingdanstapoche.hautetfort.com/archive/2006/12/30/top-5.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOBO)</author>
<category>Le poing dans l'oreille</category>
<category>Prêt à penser</category>
<pubDate>Sat, 30 Dec 2006 21:05:00 +0100</pubDate>
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1/ Gnarls Barkley/ST Elsewhere&lt;br /&gt;Parce qu'on peut encore faire de la musique populaire, avec LE tube de l'été : Crazy, tout en ayant derrière un album solide, intelligent, revisitant en trente minutes prés de cinquante ans de musique afro-américaine. Parce que cet album, j'ai du l'offrir cinq fois cette année à des gens trés différents musicalement en sachant que ça allait plaire et je me suis pas planté. Parce que Danger Mouse son producteur peut tout faire, de l'incunable (The Grey Album bootleg du Black Album de Jay-Z et du White Album des Beatles) au multidiscodororécompensé (le deuxième album de Gorillaz) en passant par l'underground (les mix jungle avec Gemini). Parce qu'il ne manquait à ce DJ qu'une voix et que c'est celle de Cee-Lo l'hippopo-rossignol.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/F-JofJ8nLm4&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/F-JofJ8nLm4&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2/ Architecture in Helsinki/In Case We Die&lt;br /&gt;Parce que j'adore les fanfares, surtout improbable comme celle-ci, une sorte de fanfare pop/rock symphonique, pleine d'allant avec dix idées par morceaux, des arrangements somptueux qu'on croirait improvisés sous l'influence d'une extase collective. Parce que qu'est-ce que j'aurais voulu être hippie dans le fond avec quinze zicos sur scène, on aurait déjà tous couché ensemble la porte ouverte et le cul à l'air. On aurait aimé la pluie même et quand on aurait chanté en choeur, les gens, aprés le concert, auraient aimé leur prochain et les écureuils. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;3/ Paraone/Epiphanie&lt;br /&gt;Parce que l'électro française sort encore deux-trois bombes par an et que cette année c'est celle d'un des DJ de TTC. Déjà sur le dernier TTC, on sentait le problème, les lyrics étaient devenus pourris (va jamais mettre un nerd dans un club, sexuellement il explose et il se met à bafouiller des insanités) et l'album instru était bien meilleur, vire les tchatcheurs mec, laisse le DJ, c'est fait et ça déchire. Ca va du post Mike Oldfield au post Daft Punk, sans complexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/fW6cnmEFQp4&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/fW6cnmEFQp4&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;4/ Sébastien Tellier/Sessions&lt;br /&gt;Album de version piano solo de précédents morceaux de Tellier, plus quelques inédits. Tellier avait carte blanche pour avoir pondu un chef-d'oeuvre, mais j'y croyais pas plus que ça. Salut, je fais de la thune sans refaire des compos, je suis un super arrangeur et j'ai viré tous les zicos. Tous les connards font ça un jour et on se retrouve avec du sous-Satie sous Lexomil, oubliable dès l'écoute, qualité France passe les boudoirs chérie, je vais refaire un tilleul menthe. Ca sentait un peu l'album sans fric à la base pour s'en faire à la fin. Et bien c'est presque plus lyrique que les versions originales, à tel point que même la reprise de Christophe (l'une des grandes escroqueries de la musique française) me ferait chialer. Tellier est avec Stupeflip le dernier espoir que j'ai en France.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;5/ Abd Al Malik/Gibraltar&lt;br /&gt;Parce que Grand Corps Malade, c'est vraiment de la merde, et que si la poésie, c'est filer des métaphores jusqu'à la corde (merci), alors j'arrète la poésie. Parce que Abd Al Malik tient un discours responsable sans être lèche-bottes. Parce que sortir par la culture du ghetto français, ça veut pas dire faire le guignol pour un fasciste light et régler ses problèmes fiscaux comme un vulgaire Gynéco. Parce que Céline est mon texte préféré de l'année. Parce qu'écrire, scander comme il le fait c'est se placer dix mètres au dessus du panier de crabe du hip-hop français.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/oYkuKa1SaCQ&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/oYkuKa1SaCQ&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;350&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux mentions spéciales cette année, pour le Brésil dont je ne cesse de découvrir la musique et pour &lt;a href=&quot;http://www.kokoom.com/radioflon/index.html&quot;&gt;Radioflon&lt;/a&gt; à qui je dois trois excellents achats The Dresden Dolls du punk brechtien, Regina Spektor et un vieux Nina Simone.
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<title>Prêt à penser : La play-list temporaire</title>
<link>http://monpoingdanstapoche.hautetfort.com/archive/2006/02/01/pret-a-penser-la-play-list-temporaire.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOBO)</author>
<category>Prêt à penser</category>
<pubDate>Wed, 01 Feb 2006 00:05:00 +0100</pubDate>
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La chanson qui vous rappelle une ex :&lt;br /&gt;Bring on the night (Police).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui vous fait rire :&lt;br /&gt;Inspecteur Disiz (Disiz la Peste).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui vous donne la pêche :&lt;br /&gt;One more time (Daft Punk).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui vous rappelle celle que vous aimez :&lt;br /&gt;Manic depression (Hendrix), Seedya’s song flute (Coltrane), n’importe quoi de Simon et Garfunkel…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson que vous auriez aimé écrire :&lt;br /&gt;Si j’étais parolier, tout Gainsbourg ou presque, un amour particulier pour Overseas Telegram, et puis Mistral gagnant (Renaud), je trouve ça formidable une chanson simple et belle qui émeut pleins de gens...&lt;br /&gt;Si j’étais producteur, les morceaux de Moroder  pour Donna Summer.&lt;br /&gt;Si j’étais arrangeur, les arrangements de The divine comedy et ceux des Beach Boys.&lt;br /&gt;Si j’étais ingé-son, j’aurais adoré enregistrer la voix de Mickaël Jackson sur Got to be there.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui vous rend nostalgique :&lt;br /&gt;Whiter shade of pale (Procol Harum). I will survive (Gloria Gaynor) qui est une chanson beaucoup plus triste que ne veulent bien le croire les footeux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui vous rappelle votre adolescence :&lt;br /&gt;N’importe laquelle des Doors, Cannonball (Breeders), les slows de Metallica sur Enter Sandman.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson que vous aimez d’un artiste que vous détestez :&lt;br /&gt;Magnolia (Claude François).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson que vous admettez aimer honteusement :&lt;br /&gt;Plein, Wannabbe (Spice Girls), Mambo number 5 (Lou Vega), All that she wants (Ace of Base), Je cours (Kyo).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson dont vous aimez les paroles :&lt;br /&gt;Y’en a vraiment trop…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson avec laquelle vous aimez vous réveiller :&lt;br /&gt;N’importe quoi qui ait la pèche, du son le matin est absolument nécessaire pour bien attaquer la journée, R&amp;B, House, Hip-hop, Punk-rock, tout est bon tant que ça me donne l’énergie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui vous rappelle votre enfance :&lt;br /&gt;Logical song (Supertramp). Africa (Rose Laurens). A peu prés  toute la variété française seventies, Joe Dassin, Mort Schuman, Mike Brant, ce genre de truc, que j’écoutais avec ma mère sur RTL émission Stop ou encore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui vous fait penser aux vacances :&lt;br /&gt;Tout le premier album de Raggasonic.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui vous rappelle votre meilleur(e) ami(e) :&lt;br /&gt;Tous mes amis écoutent de la musique, et on passe notre temps à se refourguer des morceaux, en fait chaque fois que j’écoute de la musique, je pense à mes potes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui vous fait pleurer :&lt;br /&gt;Mon p’tit loup (Pierre Perret), Pastime paradise (Stevie Wonder).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui vous fait penser à votre solitude :&lt;br /&gt;La ritournelle (Sébastien Tellier).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson que vous aimez chanter :&lt;br /&gt;Le chanteur (Balavoine), de préférence en hurlant à s’en faire péter les cordes vocales dans ma caisse en écoutant Nostalgie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson qui correspond à votre état d’esprit du moment :&lt;br /&gt;Gone (Kanye West).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et deux chansons ultimes pour la route :&lt;br /&gt;Le sud (Nino Ferrer) et What’s going on (Marvin Gaye).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois chansons qui seront jouées à mon enterrement :&lt;br /&gt;What’s going on (Marvin Gaye), No bye, no aloha  (Breeders) et No woman, no cry (Marley), et merci de passer les disques, hein ? Pas de reprise pourrave...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La chanson que vous détestez par-dessus tout :&lt;br /&gt;Prendre un enfant (Duteil).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Evidemment, je rejoue demain et tout aura changé. Mais bon, à votre tour…
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<title>Mes dix flims préférés de l'année 2005</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (LOBO)</author>
<category>Prêt à penser</category>
<pubDate>Mon, 26 Dec 2005 14:05:00 +0100</pubDate>
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Voici du premier au dernier, mes dix flims préférés de l'année. La sélection ne comprend pas les flims qui sortiront le 28 décembre 2005.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A History of ViolenceDavid Cronenberg&lt;br /&gt;Trois enterrementsTommy Lee Jones&lt;br /&gt;The Taste of TeaKatsuhito Ishii&lt;br /&gt;L’EnfantLuc &amp; Jean Pierre Dardenne&lt;br /&gt;De battre mon cœur s’est arrêtéJacques Audiard&lt;br /&gt;Dig !Ondi Timoner&lt;br /&gt;Le Mystère du Lapin-GarouNick Park&lt;br /&gt;Sin CityFrank Miller &amp; Robert Rodriguez&lt;br /&gt;Breaking NewsJohnnie To&lt;br /&gt;La Vie AquatiqueWes Anderson&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous les avez aimé, tous va bien.&lt;br /&gt;Vous les avez detesté, et je vous attends dans l'arène de la mauvaise foi et des paralogismes.&lt;br /&gt;Vous les avez pas vu, allez-les voir.&lt;br /&gt;Et proposez-moi votre top trois, cinq, dix ou vingt de l'année, pour qu'on démarre de bonnes engueulades.
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<title>Prêt à penser : Wallace et Gromit The Curse of the Were-Rabbit</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (LOBO)</author>
<category>Prêt à penser</category>
<pubDate>Thu, 20 Oct 2005 13:53:20 +0200</pubDate>
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Pour ceusses qu’aiment pas les angles, Wallace et Gromit Le Mystère du Lapin Garou est le titre français du dernier opus des studios Aardman, mettant en scène les nouvelles aventures de l’inventeur fan de fromage et du chien diplômé de Dogwarts University.&lt;br /&gt;Alors qu’approche à grands pas le concours annuel des plus beaux légumes, organisé depuis la nuit des temps par la famille Tottington, un mystérieux prédateur s’attaque  aux courges géantes, aux carottes surdimensionnées et aux citrouilles de concours faisant un véritable carnage et menaçant la bonne tenue du concours. C’en est trop pour la population, et Lady Tottington demande à Wallace, qui en pince pour elle, de se débarrasser de l’horrible créature. Mais c’est sans compter sur la concurrence de Victor Quartermaine, horrible chasseur courant après le mariage et l’héritage de Lady Huttington, bien décider à tuer la créature alors que Wallace ne cherche qu’à la capturer.&lt;br /&gt;Amour du jardin et des petits lapins, après la semi-réussite de Chicken Run, Aardman retourne dans cette Angleterre de carte postale qui leur a tant porté bonheur auparavant. Et ça marche. Animé comme les précédents en image par image, et en stop motion pour ceusses qu’aiment les angles et qui en ont marre de taper de conneries pour votre bon plaisir, le film va à l’encontre de l’animation actuelle. Disney abandonne son département 2D, et l’ensemble des studios américains mais aussi coréens ou même français court après la 3D. Et pourtant, et pourtant, le meilleur film d’animation de l’année est en pâte à modeler. Et ouaip.&lt;br /&gt;The Curse of the Were-Rabbit est un pur moment de divertissement, hilarant, effrayant même, si vous avez moins de dix ans. On a vu en salle à un moment un peu flippant, un môme changer de rang pour venir nous rejoindre afin de se rassurer avec un peu de présence humaine. Très bien écrit, le flim reprend plusieurs éléments des moyens-métrages précédents, l’utilisation comique du chœur des petits lapins n’est pas sans rappeler les moutons de A close Shave, et la scène finale rappelle grandement les poursuites burlesques de The Wrong Trousers et du moyen susnommé. On a le droit aussi à une poursuite en voiture qui s’achève sous terre. Et on le sait, un bon film a forcément une poursuite en voiture.&lt;br /&gt;Pour les plus grands, puisqu’il paraît qu’un film d’animation doit avoir un double discours ; pour les enfants, qui sont tous des gogols, et pour les adultes, qui sont tous des porte-monnaies qui accompagnent les gamins ; ce qui est quand même une belle connerie, The Curse of the Were-Rabbit est aussi un bel hommage au cinéma fantastique. On reconnaîtra l’Angleterre gothique de la Hammer, studio qui fera les beaux jours du fantastique et de la science-fiction chez nos amis les bouffeurs de bœuf bouilli durant les années cinquante à soixante-dix. Il y a aussi un superbe hommage au King Kong de Shoedsack, qui atteint presque la force d’émotion de l’original qui, faut-il le rappeler ? Hein, le faut-il ? j’hésite… oh, et puis oui… qui, disais-je, fût une des très grandes réussites de l’animation image par image.Certains ont cru aussi des références à Hitchcock, qu’ils n’hésitent pas à s’expliquer dans les commentaires. Bon, maintenant qu’on a fait croire à tout le monde que c’est la culture qui fait de nous des adultes, on va y aller plus franchement, les allusions sexuelles sont fréquentes et on attend la version longue du DVD où Wallace ne manquera pas de se taper Lady Tottington au milieu des petits lapins.&lt;br /&gt;Au final, donc, l’un des très bons flims de l’année, le meilleur en ce qui concerne l’animation, et peut-être aussi le meilleur flim de monstre, affaire à suivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Boubou qui vient de lire le texte me certifie qu’il ne faut pas avoir moins de dix ans pour avoir un peu peur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour ce qui est des hommages au pionnier du stop motion, je me suis rendu compte en regardant l’autre jour Monstres et Compagnies pour la dixième fois, que le restaurant où Boo sème la panique s’appelle le Harryhausen. Venant des maîtres de l’image de synthèse, c’est touchant, je trouve. AAAaaaahhhh, la cinéphilie, c’est quand même chouette.
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<title>Prêt à penser : Bob l'éponge : le film</title>
<link>http://monpoingdanstapoche.hautetfort.com/archive/2005/10/09/pret-a-penser-bob-l-eponge-le-film.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOBO)</author>
<category>Prêt à penser</category>
<pubDate>Sun, 09 Oct 2005 02:40:00 +0200</pubDate>
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Vous avez aimé Dumb et dumber. Vous pensez réellement que Zoolander est un bon film. Et vous êtes bien conscient que l’idiotie offre moins de limites que l’intelligence, alors Bob l’éponge : le film est fait pour vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bob l’éponge carrée vit sous la mer, jusqu’ici tout va bien. Il rêve d’être promu chef d’un fast-food qui a une recette de pâté pour crabe secrète et très célèbre, mais son voisin est choisi à sa place, déception. Car le prétexte en est que Bob l’éponge est trop gamin pour diriger un restaurant. Heureusement il pourra faire ses preuves.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Flim de quête qui finit bien, licence qui marche à la télé et passage au ciné pour ramasser plus de cacahouètes, Bob l’éponge : le film a tout pour être une bouse parfaite, moraliste et inoffensive, chiante comme trois kilos de pop-corn sans sucre, genre c’est un coup de maison d’disque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant Bob l’éponge : le film est ultra-transgressif. En apprenant que les conservateurs américains trouvaient que le film était une ode à l’homosexualité du trou des fesses, on se disait bien qu’il fallait y jeter un coup d’œil. Après avoir vu une bande-annonce mélangeant psychédélisme crachouille et humour de cour de récré de celui dont les parents ne sont pas au courant, on se disait bien qu’il se passait quelque chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais alors, la vision du flim c’est la claque.Bob est un anti-héros impeccable, qui n’hésite pas à se bourrer la gueule à la glace et qui se réveille allongé au petit matin dans un club avec la gueule de bois. Là où Shrek se veut rebelle parce qu’il rote où qu’il pète, Patrick l’ami de Bob passe son temps avec des trucs dans le cul, et le flim s’adresse en gros à des 5/7 ans. Véridique. C’en est glaçant parfois tellement c’est débile et complètement assumé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jusqu’à un caméo de David Hasselof, en maillot de bain à la Baywatch, qui interprète en image réelle et parfaitement un hors-bord dans ce qui est à ce jour son rôle de très loin le plus courageux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous n’avez pas le courage de regarder ça seul, n’hésitez pas à embaucher un p’tit n’veu ou la fille de la voisine pour vous servir d’excuse et payez-vous en une bonne tranche, après ne le dites à personne. Ce flim est dorénavant un authentique secret d’initié.
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<title>Prêt à penser : Land of the Dead</title>
<link>http://monpoingdanstapoche.hautetfort.com/archive/2005/06/30/pret-a-penser_land_of_the_dead.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOBO)</author>
<category>Prêt à penser</category>
<pubDate>Thu, 30 Jun 2005 12:55:00 +0200</pubDate>
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A la demande générale du Moviefreak, voici pour la première fois un prêt-à-penser sur un film qui n’est pas encore sorti. En effet, pour la première fois de ma vie, j’ai pu assister à deux projections de presse à la capitale prés des Champs-Élysées, ce lundi 27 juin béni soit-il.&lt;br /&gt; D’abord, les salles… Privée, confortables, on est plus proches du club que de la salle de cinéma, la clim fonctionne très bien merci, et en ce jour de canicule parisienne, c’est plus qu’agréable. Les cabines de projection sont à double poste, à l’ancienne. Les spectateurs sont plutôt rupins, sans doute pas mal de journalistes, en même temps je leur ai pas demandé.&lt;br /&gt; Première séance au (?), la Ravisseuse de Machin Santana. Le film français comme on l’aime dans toute sa splendeur, pas mal écrit, un casting correct-Le Besco, Colin, Dequenne-, des comédiens pas mal dirigés, et une réalisation pas mauvaise : au final un film pendant lequel on s’emmerde poliment ; pas d’enjeu, pas de personnage fort, pas de dynamique narrative et une question ? Que ferais-je avec les mêmes financements, et ben un truc plus couillu, moins somnifère. Arrêtez d’embaucher Grégoire Colin parce qu’il fait mouiller les directrices de casting, arrêtez avec Le Besco, et sa putain de bouche à pipe qui fait bander les réals, arrêtez avec les scénars intimistes, nombrilistes, et putain embauchez des techniciens capables de cacher efficacement les interrupteurs quand vous faites un truc sensé se passer au dix-neuvième. Et quand vous faites un film oû même les acteurs s’emmerde, abandonnez.&lt;br /&gt; Bon, je m’étais promis dans ce blog de ne pas dire de mal des gens, trop tard…&lt;br /&gt; Heureusement, la seconde séance, qui eut lieu au (?), fût d’enfer. Première nouvelle, le Territoire des Morts s’appellera finalement Land of the Dead en France. Deuxième nouvelle, le nouveau Romero sort finalement, le 10 août. Le public est toujours aussi rupin, mais plus jeune, probablement, la hype parisienne, « Salut, ch’uis gratte-papier dans un hebdo culturel. » La plupart des mecs est ravie d’être là, et y’a du fan boy dans la place et ça se sent.&lt;br /&gt; Pour les mecs qui ont lu Duras et vu tout les Klapich durant ces 20 dernières années, rappelons en quelques mots les attentes qu’à su créer Romero.&lt;br /&gt; Land of the Dead est le quatrième film d’une série consacrée à l’envahissement de la planète par les morts-vivants. Il crée le genre en 68 avec la Nuit des Morts-Vivants. Première particularité, Romero se tamponne complètement de la genèse des morts-vivants pour se concentrer sur leur devenir et celui des humains qu’ils assiègent dans une bicoque. Seul survivant, un jeune noir qui est finalement abattu par la police. Pour les gogols, 68 est l’année des jeux olympiques de Mexico, des poings levés des athlètes noirs et celle qui précède les émeutes de Watts. Le film se caractérise par une imagerie qui s’est complètement débarrassée du gothique et du fantastique, on travaille dans le réel le plus absolu, et par une critique politique virulente. C’est un film noir et violent.&lt;br /&gt; En 78, c’est Zombie qui sort, un groupe de survivant se réfugie dans un supermarché assiégé par les morts-vivants, critique de la société de consommation et sans aucun doute un des classiques du gore à l’époque oû cela ne faisait rire personne. C’est sans doute le film qui a eu la descendance la plus importante, remakes-par exemple l’Armée des Morts-, fausses suites, citations, jeux vidéos et dessins animés, cahiers de coloriages pour les crèches, peluches, cadeaux de mariages, etc. À la fois choc esthétique, big up Tom Savini, et fable politique, ce film donne ses lettres de noblesse à un genre dont le radicalisme n’empêche pas la pertinence. Si mes souvenirs sont bons, le suivant doit dater de 86 et s’appelle le Jour des Morts-Vivants, un groupe de survivants est réfugié dans une base militaire et est assiégé par… Romero pousse la chansonnette plus loin, les humains ne valent pas mieux que les zombies qui en plus eux se mettent à cogiter, film féministe et anti-militariste, toujours aussi radical, la trilogie s’achève sur une catastrophe l’envahissement de la base qui était peut-être le dernier refuge de l’humanité.&lt;br /&gt; Les questions qui couraient pour la sortie de Land of the Dead avaient trait pour l’essentiel aux morts-vivants. Allaient-ils courir comme des dératés (pouf pouf) comme dans le Boyle ou le Snyder, ou allaient-ils rester old school comme ta grand-mère pendant la canicule ? Et bien ils avancent à deux à l’heure.&lt;br /&gt; Allaient-ils dans la continuation du Bob du Jour des Morts-Vivants se mettre à cogiter ? Et bien oui.&lt;br /&gt; Le film serait-il authentiquement gore au premier degré ? Et bien encore oui. C’est même douloureux par moments et bien flippant.&lt;br /&gt; Une population de survivants vit assiégée dans une ville fermée par des rivières et des militaires. Dans une tour au centre de la ville les rupins et le pouvoir centralisé et autoritaire. Au pied de la tour, un sous-prolétariat crève à petit feu, sans thune, sans bouffe et sans médocs. Parmi ces pauvres une équipe chargée d’aller régulièrement à l’extérieur pour ravitailler la ville.&lt;br /&gt; Dès la scène d’ouverture, pour couper court à la polémique sur la vitesse des zombies, Romero nous montre le groupe, surarmé, de ravitailleurs faire une sortie et shooter du mort-vivant en pleine poire, en balançant dans le ciel des feux d’artifices qui les fascinent tant que les zombies en oublient temporairement de bouffer les êtres humains. Ceux-ci se baladent avec un camion blindé et quelques véhicules légers, et font un carnage, une boucherie parmi les zombies. Le film est posé, les morts-vivants sont toujours de gentils débiles neurasthéniques et un peu anthropophages. Et les humains s’avèrent être des brutes épaisses, Romero ne choisit pas tout à fait son camp. La séquence suivante, un jeune bleu se fait mordre par un zombie et se tire une balle dans la tête. Le passage est glaçant et rétabli la balance, si les morts-vivants sont vulnérables, il n’en reste pas moins très dangeureux et toujours affamés.&lt;br /&gt; Sauf que, parmi les morts-vivants, un grand black à l’air moins con que les autres, il essaie d’empêcher ses potes de regarder les feux d’artifices qui les rendent si vulnérables… À suivre.&lt;br /&gt; Sachez seulement que Dennis Hopper, le big boss pourri de la ville refuse de négocier avec les terroristes….&lt;br /&gt; Qu’un plan d’ongles arrachés à fait bondir toute la salle.&lt;br /&gt; Que Cholo le latino rebelle veut, je cite : mettre à Dennis un bon jihad dans le cul…&lt;br /&gt; Qu’on assiste à un arrachement de piercing…&lt;br /&gt; Que c’est tellement noir, urbain et anar qu’on croirait que Snake va surgir à chaque coin de plan…&lt;br /&gt; Que les zombies qui cogitent et ont des proto-sentiments, ça déchire et ça va dans la droite ligne de l’œuvre…&lt;br /&gt; Que les journalistes parisiens blasés ont applaudi à la fin de la séance ce qui est très, très rare en projection de presse.&lt;br /&gt; Et que j’ai mis de longues minutes à ma remettre du film.&lt;br /&gt; Et qu’il est probable qu’il s’agit ici d’un des films de l’année même si ni votre petite sœur, ni votre mère ne vous accompagneront. Mais vous pouvez toujours les emmener s’ennuyer à la Ravisseuse.&lt;br /&gt; Spéciale dédicace au Moviefreak, j ‘espère que t’es content mon gars.&lt;br /&gt;
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<title>Prêt-à-penser : Stup religion</title>
<link>http://monpoingdanstapoche.hautetfort.com/archive/2005/06/28/pret-a-penser_stup_religion.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOBO)</author>
<category>Prêt à penser</category>
<pubDate>Tue, 28 Jun 2005 17:05:00 +0200</pubDate>
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Le deuxième album de Stupeflip est sorti. J’adorais déjà beaucoup le premier, son énergie crade qui me rappelait les premiers NTM ou la parenthèse glorieuse du punk français –mais si l’époque oû ta mère trouvait que les compos de Manu Tchao étaient inécoutables-, ses paroles qui gueulent contre l’évidence molle, son univers très fictif, tout me faisait l’effet d’un bon laxatif à l’usage de la nouvelle chanson française. Mais peut-on espérer qu’une météorite en suive une autre ?&lt;br /&gt; Et bien oui, le hold-up continue. Stupeflip avait signé pour deux albums avec la maison de disque… ce genre d’OVNI se reconnaît à son caractère d’exception, et bien ce n’est pas l’album qui était un OVNI, mais bien le groupe (?).&lt;br /&gt; Stupeflip, c’est un krou, réel ou imaginaire je n’en ai aucune idée, qui mélange le rock, le rap et la variété. Au rock, il pique ses guitares saturées et ses hurlements, au rap ses lyrics paranos et sa caisse claire qui claque et à la variété les ritournelles pop et les sons cheap. Stupeflip rajoute à la mixture des interludes dessinant par touche un univers moyen-âgeux ou levant bien haut un majeur tendu à l’argent et aux remises de prix musicaux. Le krou est composé de King-ju, le big boss ; de Pop-Hip, le fan de pop-rock que les autres ne cessent de martyriser ; de Cadillac, mon chouchou, le personnage le plus barré et le plus touchant ; de MC Salo et d’un petit nouveau qui s’appelle Reverb Man parce qu’il a d’la reverb’ dans la voix et que ça lui donne de la profondeur.&lt;br /&gt; Attention, Stupeflip est une vraie foire aux monstres et vous en faites ce que vous en voulez, vous pouvez vous marrer cinq minutes et oublier… Ou vous pouvez écouter plus attentivement la monstrueuse parade et vous rendre enfin compte qu’écouter Bénabar, c’est pas rebelle pour deux sous, que le reggae français est un repère de gentils fachos de gauche qui f’raient mieux d’arrêter de fumer et de se bouger le cul au lieu de nous « souhaiter tout le bonheur du monde », qu’il vaut mieux être punk quand on a plus vingt ans parce que c’est là que ça commence à prendre sens et que le terrorisme sonore, ça fait du bien, ça rafraîchit la tête et ça éclaircit les idées.&lt;br /&gt; On pourrait gloser des heures sur cet album qui joue sur tous les registres du plus léger au plus désespéré, on pourrait aussi aller l’acheter comme ça peut-être qu’il y en aura un troisième, et puis même, on peut acheter le premier si on l’avait pas encore.&lt;br /&gt;
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<title>Prêt-à-penser : Le Jour d'Aprés</title>
<link>http://monpoingdanstapoche.hautetfort.com/archive/2005/06/09/p.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOBO)</author>
<category>Prêt à penser</category>
<pubDate>Thu, 09 Jun 2005 18:55:00 +0200</pubDate>
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Allons-y franchement, Independance Day est un film majeur.&lt;br /&gt; Qui se souvient des scénes de paniques new-yorkaises lors des attentats du 11 Septembre ne peut qu'avec inquiétude se dire que finalement sous des couverts scénaristiques plutôt bofs-enfoiré d'aliens- un visionnaire émerge, qu'il y a quelque chose de prophétique dans ses films et qu'il rejoint par là le rang des grands réalisateurs de l'apocalypse que sont Cameron, Romero et dans une moindre mesure Carpenter.&lt;br /&gt; Sauf qu'il parait qu'Independance Day était un film nationaliste?! Pour tout dire Emmerich étant allemand, on se demandait même si le film n'était pas nazi. D'ailleurs à la fin, Emmerich brûlait un juif avec un rayon de la mort. Bon, au moins on croyait découvrir un grand réal, mais non aprés Emmerich faisait un Godzilla ricain minable.&lt;br /&gt; Et bien Le jour d'aprés est une bombe ultime, virés les aliens, c'est le changement climatique qui s'y colle et il tabasse grave. Tout l'hémisphère nord entre en pleine glaciation pendant une tempête cataclysmique suite à nos excés de pollution.&lt;br /&gt; On passe de la s-f au réalisme et pourtant, il y a une vraie surenchère. Dans Independance Day Emmerich détruisait la Maison Blanche, dans Le jour d'aprés il nique la Statue de la Liberté, dans Independance Day il tuait la femme du president, dans Le jour d'aprés il tue carrément le président lui-même, et le gouvernement des Etats-Unis se retrouvre exilé au Mexique... Yeah!!!!&lt;br /&gt; On a déja parlé des plans montrant des centaines de migrants amerloques traversant le Rio Bravo et ben oui, c'est formidable, il semblerait qu'Emmerich soit de gauche et qu'en plus il fait des films mortels.&lt;br /&gt; Emmerich est le meilleur metteur en scène de l'échelle au sens mathématique et géographique du terme, il ne cesse d'opposer dans des plans à tomber par terre l'homme, petit et un peu con, et le monde, immense et terrible et aussi, quand même, vachement beau. Usant de micro-travellings ou de mini-zooms arrières pour faire apparaître dans un coin du cosmos et de l'écran une silhouettte minuscule perdue, une humanité décentrée, hors -sujet, ridicule, ne servant que d'indicateur à l'immensité du monde. Et à chaque fois les plans sont beaux à couper le souffle.&lt;br /&gt; La nouveauté scénaristique? Là oû le salut se trouve habituellement du coté des techniciens et des scientifiques, il n'y a pas dans ce film de salut, à la fin des millions de connards sont congelés et la moitié de la planète est une banquise. L'amérique peut niquer des aliens mais pas le monde.&lt;br /&gt; Une jolie leçon de chose.&lt;br /&gt; Depuis, je pète moins pour protéger la couche d'ozone.
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<title>Prêt-à-penser : Sin City</title>
<link>http://monpoingdanstapoche.hautetfort.com/archive/2005/06/08/pret-a-penser_sin_city.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOBO)</author>
<category>Prêt à penser</category>
<pubDate>Wed, 08 Jun 2005 13:55:00 +0200</pubDate>
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On le sait pour briller dans la société de conversation, lorsqu'on parle d'une oeuvre, il faut s'inscrire dans un schéma dialectique simple afin que votre interlocuteur s'y retrouve même s'il est débile. Si vous parlez des Choristes opposez nostalgie et pétainisme. Si vous parlez de Pollux opposez images de synthése et manipulation de marionnettes. Faites un choix clairement identifié dans ce mode bipolaire et acharnez-vous à casser du sucre sur le choix que vous réprouvez, par exemple : le pétainisme en image de synthèse, c'est mal. Balancez deux trois vannes bien sentie, sur ce sujet et vous brillerez à peu de frais et sans faire une dépense excessive de neurones. En plus, vous trouverez du boulot aus Inrocks.&lt;br /&gt; Sin City est le terrain d'enjeux critiques stupides du genre adaptation littérale contre libre adaptation, violence stylisée et donc distanciée contre violence complaisante et donc malsaine, Rodriguez faiseur maladroit ou auteur couillu, etc...&lt;br /&gt; Franchement, on s'en tape. L'adaptation cinématographique ou autre ne souffre d'autre règle que de réaliser une oeuvre de qualité quels qu'en soient les moyens ou les méthodes. Et franchement Sin City offre du jamais vu visuellement, une vraie claque graphique, un bon panard à base de contraste qui pète, de filles sexy, de &quot;héros&quot; jusqu'au boutistes. Marv est un personnage fort midable un burlesque gore increvable, Gail est impeccable et le traitement de la violence est complètement nouveau avec une sorte de regard dépassionné que j'ai encore du mal à analyser, je n'ai vu le film qu'une fois. En gros, du vrai hard-boiled avec une petite caution fuck-off qui réunit tout de même trois franc-tireurs de l'industrie le vilain petit canard Rodriguez et les deux tigres à dents de sabre Miller et Tarantino auxquels s'adjoint le casting de l'année, entre has-been merveilleux-Rourke, valeurs sûres-Benicio, et débutantes pleines de rages-toutes les gonzesses. Du beau, du dur et du tatoué...&lt;br /&gt; Une réserve minime sur le rythme et le scénar, mais c'est pour garder des potes chez les intellos de gauche...&lt;br /&gt;
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<title>Prêt à penser : Rubin Steiner live</title>
<link>http://monpoingdanstapoche.hautetfort.com/archive/2005/05/30/pret_a_penser.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (LOBO)</author>
<category>Prêt à penser</category>
<pubDate>Mon, 30 May 2005 12:05:00 +0200</pubDate>
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Vendredi soir, concert de Rubin Steiner au BBC.&lt;br /&gt; Le public donne déjà une idée du problème, à la hype caennaise -post-rocks, technoïdes mangeurs d'extas, tourneurs et alcooliques mondains- s'ajoutent curieusement des minets, des étudiants étrangers et même, on en a vu, des quarantenaires. L'éléctro française perdu entre la caution bourgeoise arty de Air et les allers-retours club/teuf d'un Daft Punk à la fois complètement ringard -around the world fait danser ta grand-mêre- et furieusement avant-gardiste - non, mais t'as entendu le dernier en entier plus de cinq fois?-, a du mal à être populaire tout en se faisant plaisir.&lt;br /&gt; Les albums de Rubin Steiner n'ont absolument pas le même impact que ceux de nos chouchous, mais c'est toujours avec plaisir qu'on les écoutent. Fouillant les poubelles de la musique, c'est en artisan ne se prenant pas au sérieux qu'il érige une oeuvre séduisante, déglingo et redoutable. Qu'on se le dise Rubin Steiner est le seul musicien français qui peut inclure une trompette mariachi dans un morceau, avoir un bassiste qui a des lunettes et une bicyclette tatouée sur le bras, être visiblement amoureux de sa femme et la faire chanter sur scène alors qu'elle est moche, le tout sans passer pour un beauf fini.&lt;br /&gt; C'est que le son est bon, trés bon, et que ces mecs qui tournent beaucoup sont ravis d'être sur scène, aiment sincèrement leur public d'un soir et s'éclatent à jouer leur musique qui mélange beats hip-hop, guitares rocks, disco, easy listening, variétoche, métal, funk, pop, calypso et tutti-quanti avec pour seul objectif le plaisir. Et ça marche à chaque fois, pas de révolution musicale, mais du vrai post-modernisme décomplexé et rigolard. En plus, j'ai pris une cuite, c'est dire mon enthousiasme. Ces sales cons aiment tellement ça qu'avant et aprés le concert, ils sont dans le public à discuter genre on aiment tellement ça... Plus sain tu meurs, c'est beau comme du Raffarin.&lt;br /&gt; La prochaine fois que Rubin et sa bande passe chez vous, oubliez que votre musique c'est plutôt de la truc-machin et allez vous éclater à danser sur du bonheur, à sourire à des gens que vous connaissez pas et à tenter un funky-chicken pour n'épater personne et en ressortant achetez un album, faut qu'ils continuent ces gens là.
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